La biotechnologie écope durement

La décision du fédéral de sabrer dans les postes en recherche et développement fait mal. Tout particulièrement en biotechnologie. Au Québec seulement, l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies embauchent plus de 18 000 travailleurs.

Selon le dernier rapport de BioTalent Canada portant sur les professionnels formés à l’étranger (PFE), 44,3 % d’entre eux sont au chômage. La décision des conservateurs n’aide en rien. Comment intégrer un nouvel arrivant alors que les portes du marché du travail en recherche scientifique se referment derrière lui?  Question qui demeure sans réponse.

Pourtant, l’étude démontre clairement que les postes en recherche et développement figurent le plus souvent parmi les postes qui sont à pourvoir dans l’industrie. Les besoins sont bien présents. Il en est de même en marketing, en fabrication, dans le secteur clinique et en contrôle de qualité.

Le rapport note que près de 52 % des employeurs estiment que l’embauche de PFE favorise l’innovation. Déjà leader dans le secteur des biotechnologies, le Québec marquerait encore plus de points à l’échelle mondiale si le fédéral n’avait pas coupé ses subventions et ses dépenses en recherche et développement. Triste réalité.

Montréal, Québec et Sherbrooke représentent les plus grands bassins d’emplois en recherche et développement. Rob Henderson de BioTalent Canada soutient que « les pénuries de main-d’œuvre nuisent à la croissance de la bioéconomie canadienne. Or, des professionnels qualifiés venus de l’étranger sont là et représentent une belle occasion pour l’industrie. »

Je vous invite à prendre connaissance du rapport intitulé « Du talent, des possibilités : faciliter l’entrée des nouveaux arrivants dans la bioéconomie canadienne. » Ce rapport met en relief tous les défis qui se posent aux PFE et souligne les écarts entre le contexte des nouveaux arrivants et la réalité des employeurs.

Le rapport d’information sur le marché du travail est disponible en cliquant sur le lien suivant : Séquençage des données – Les ressources humaines : moteurs de la bioéconomie canadienne.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s