Une nouvelle usine de silicium métal

Disons que la nouvelle tombe à point pour le gouvernement. Un investissement de 375 M$ de FerroAtlantica pour y construire une usine de silicium métal dans le Grand Nord. Création de 300 emplois. Mais avec 10 200 pertes d’emplois seulement en décembre au Québec selon Statistique Canada, il y a beaucoup de rattrapage à faire.

L’endroit exact des futures installations n’est pas encore déterminé. FerroAtlantica est le premier producteur mondial de silicium métal et l’un des plus importants producteurs d’alliages de manganèse et de ferrosilicium.

L’utilisation de ces alliages est principalement destinée à l’industrie automobile, à la fabrication de silicone, à l’élaboration de béton haute performance et à l’industrie des panneaux solaires.

Dès que les dirigeants auront choisi les lieux, la construction de la nouvelle usine débutera immédiatement après. Les opérations devraient démarrer à la fin de l’année 2016.

Selon Investissement Québec, ce projet présente un fort potentiel de création d’une filière de production verticalement intégrée. L’approvisionnement en quartz pourra provenir en partie des mines du Québec.

De plus, des résidus de matière ligneuse québécoise pourront être utilisés dans le processus de production et de transformation des matières premières en silicium métal.

Projet de loi 70

L’adoption du projet de loi en décembre dernier adopté en toute vitesse semble rassurer les investisseurs. La décision de FerroAtlantica d’investir 375 M$ au Québec n’est pas la première.

Métanor, premier producteur d’or à travailler dans le Grand Nord, a obtenu l’octroi d’un bail minier lui permettant de reprendre ses activités d’extraction d’or après une quinzaine d’années inactives.

Pascal Hamelin de Métanor indique que ce bail minier représente un investissement de 96M$ permettant la création d’emplois à près de 250 personnes. Depuis l’application du Plan Nord, il s’agit de la cinquième exploitation de Métanor.

La minière prévoit extraire 40 000 onces d’or par jour. Pour ce qui est des redevances, ni au gouvernement ni chez Métanor connaissent les montants qui seront versés à l’État.