Investissement majeur dans l’agroalimentaire

La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine peut se réjouir. Des investissements de près de 1,5 M$ viennent d’être annoncés pour soutenir le milieu de l’agroalimentaire.

L’entente, la deuxième qui découle du Programme régional de développement de l’agroalimentaire 2006-2010, comporte une enveloppe budgétaire de 3 M$.

Dans cette région, où le taux de chômage est d’environ 14 %, il s’agit d’un coup de pouce qui tombe à point. Certes, cela ne règlera pas tous les maux. Mais à tout le moins, les entreprises du secteur agroalimentaire peuvent avoir l’assurance de recevoir un appui sur les points suivants :

  • l’amélioration de la rentabilité et de la pérennité des entreprises;
  • l’occupation du territoire;
  • l’établissement de la relève.

Le Programme, qui s’inscrit dans le cadre de la politique de souveraineté alimentaire du Québec, vise le développement des points suivants :

  • mise en œuvre d’initiatives collectives;
  • développement de la transformation alimentaire;
  • soutien de l’amélioration des sols;
  • appui de l’établissement de la relève agricole;
  • amélioration des compétences;
  • soutien des nouveaux modèles d’entreprise.

La première partie du Programme avait favorisé et appuyé la réalisation de 138 projets générant des investissements de 19,4 M$.

Selon les dernières statistiques du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), près de 10 000 personnes travaillent dans le secteur agroalimentaire en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Secteur névralgique

Le Québec est un géant international de l’agroalimentaire.  Et en ce sens, les régions jouent un rôle déterminant. Tous les domaines de l’agroalimentaire, des matières premières à la transformation en passant par le commerce et la restauration, affichent une croissance annuelle de 2 %.

Sur l’ensemble du territoire, quelque 2 400 entreprises dont 90 % de PME, sont directement liées au secteur agroalimentaire. Elles procurent de l’emploi à 65 000 travailleurs. Les livraisons annuelles dépassent les 24 G$.

Les produits laitiers et les viandes représentent les plus importants secteurs de la transformation alimentaire au Québec, comptant plus de 40 % des livraisons totales.

 

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