Enquête mondiale annuelle de l’Institut Fraser sur le secteur minier

LE QUÉBEC PERD DEUX POSITIONS, RIEN POUR RASSURER L’ASSOCIATION MINIÈRE DU QUÉBEC

Québec, mars 2016 – Bien que le Québec conserve sa place dans le top 10 mondial des juridictions minières les plus attrayantes sur la planète auprès des investisseurs, l’Association minière du Québec (AMQ) s’inquiète de la perte de deux positions comparativement à l’an dernier, ce qui démontre que des gestes doivent être rapidement posés pour éviter que la situation continue de se détériorer.

Ayant occupé la première marche du podium de 2007 à 2010 dans l’enquête mondiale annuelle de l’Institut Fraser sur le secteur minier, le Québec avait glissé à la 18e position dans l’enquête 2014 pour remonter à la 6e place en 2015. Dans son enquête 2016, l’Institut Fraser place le Québec en 8e position mondiale et 2e au Canada (3e en 2015).

Selon les commentaires obtenus par l’Institut Fraser, les longs délais en ce qui concerne les autorisations environnementales, l’absence de balises pour les négociations avec les communautés autochtones et la suspension des activités d’exploration de l’uranium sont les principales raisons qui expliquent les résultats pour le Québec.

« Les préoccupations exprimées dans l’enquête sont les mêmes que nous faisons valoir depuis longtemps. Malheureusement, nos craintes se confirment et le gouvernement doit maintenant faire en sorte de renverser la tendance qui semble vouloir se dessiner en accompagnant davantage l’industrie minière dans son développement et en s’assurant de lever toute incertitude pour les investisseurs. C’est de la réputation du Québec à l’étranger et de l’avenir de l’industrie minière au Québec dont il est question », a déclaré Josée Méthot, présidente-directrice générale de l’AMQ.

L’industrie minière est à l’origine de 45 000 emplois directs et indirects et génère d’énormes retombées économiques :

• Salaires de 1,7 milliard de dollars dans le seul secteur de la production minérale;
• Investissements de 3 milliards de dollars principalement en région;
• 3 800 fournisseurs dont plus de la moitié à Montréal et Québec;
• 710 millions de dollars versés en moyenne au gouvernement du Québec annuellement.

« Si les sociétés minières ne réussissent pas à intéresser les investisseurs à développer des projets au Québec, ces projets verront le jour ailleurs dans le monde, avec les conséquences que l’on peut imaginer pour la prospérité socioéconomique du Québec et des régions. Sans être catastrophiques, ces résultats doivent être perçus comme une sonnette d’alarme. Il est grand temps de mettre en place de réelles mesures qui redoreront le blason du Québec auprès des investisseurs », a conclu Josée Méthot.

Source: l’Association minière du Québec (AMQ)

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